Plan d’eau : l’opposition craint un projet régressif
Lors de son discours des vœux, ce lundi 16 janvier, le Maire de Lamballe a évoqué l’avenir du Plan d’eau en des termes qui nous inquiètent. « Le plan d’eau n’est pas un lieu banal. Il est très apprécié des habitants du pays de Lamballe comme un lieu de promenade mais également de sport. En achetant une maison ou en construisant, les riverains du plan d’eau ont fait le choix de ce lieu extraordinaire et ont souvent fait des sacrifices financiers pour acquérir un bien à la hauteur de leurs espérances. » déclare Stéphane de SALLIER DUPIN, Chef de file de l’opposition à Lamballe. « L’opposition qui réclame le curage du plan d’eau depuis de nombreuses années affirme qu’il ne faudra pas se cacher derrière des directives européennes pour justifier un projet de régression du site. Elle sera très vigilante quant au processus de concertation qui ne pourra pas être que formel mais qui devra prendre en compte réellement les intérêts et les besoins des usagers et des riverains du plan d’eau. » conclut Stéphane de SALLIER DUPIN
2012 : une année de courage, de justice et de fraternité
L’année 2011 a certainement marqué un tournant dans notre histoire européenne, française et lamballaise. Elle figurera dans notre livre d’histoire comme l’année durant laquelle l’Europe a pris conscience qu’elle n’était plus au centre du monde.
Si nous avons le sentiment de découvrir la « dictature des marchés », le phénomène économique et international que nous vivons est avant tout constitué de trois faits,
• la fin de l’empire américain et la naissance d’un monde multipolaire,
• la difficulté du vieux monde occidental à sortir d’une crise dont son endettement massif est parfois l’une des causes
• l’arrivée définitive de pays émergents qui font désormais la course en tête en nous laissant face à nos problèmes.
Après les « Trente glorieuses » n’avons-nous pas vécu les « trente insouciantes », ces années où l’on nous promettait la société des loisirs et durant lesquelles, l’on s’est souvent refusé à voir la réalité en face ? L’enjeu est aujourd’hui d’être capable de tenir la barre dans la tempête malgré un bateau fragilisé. Nous le devons à nos enfants.
Qu’est ce que cela veut dire ?
• Cela veut dire qu’il faudra rembourser l’argent que nous avons dépensé pendant trente ans sans se soucier des générations à venir.
• Cela veut dire que l’Etat doit faire des efforts de réductions de dépenses. Mais l’Etat étant le premier financeur des collectivités, celles-ci vont devoir participer à l’effort national. Il est terminé le temps où les efforts de réduction des frais de fonctionnement de l’Etat étaient immédiatement réduits à néant par les dépenses croissantes et parfois inconsidérées des collectivités.
Les années qui s’annoncent seront celles du courage. Mais le courage que nous appelons de nos vœux est celui des hommes et des femmes optimistes.
Nous avons des atouts :
• des atouts économiques comme notre agriculture et notre industrie lamballaise
• des atouts démographiques car nous avons des enfants plus que partout dans l’Union européenne. C’est pourquoi il faut continuer à encourager les familles.
Notre regard sur l’avenir est résolument optimiste comme celui du coureur qui, sur la ligne de départ, sait que la course sera rude mais que c’est dans l’effort que l’homme réalise les plus belles choses.
Toutes ces économies devront être justes pour être acceptées. Etre juste pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui, être justes pour les hommes et les femmes de demain.
Nous vous souhaitons à tous
• Une année de fraternité, cette solidarité à laquelle s’ajoute une indispensable chaleur humaine.
• Une année de courage dans l’adversité, ce courage qui fait que certaines aventures collectives restent exemplaires dans l’histoire
• Une année durant laquelle chacun se réalisera en donnant le meilleur de soi-même.
Bonne santé à tous, bonne et belle année à vous et à votre famille.
Monsieur le Président,
Voilà le maçon au pied du mur. Après une charte de la jeunesse que nous avons considéré comme peu concrète, verbeuse et écrite dans cette novlangue que les experts affectionnent mais que nos concitoyens, et spécialement les jeunes, ne comprennent pas, vous nous proposez un appel à projet 2011-2013 pour la culture et la jeunesse.
Que nous proposez-vous ? 200 000 euros par an pour des projets subventionnables à 70% avec un plafond de 15 000 euros par projet, soit, le calcul est rapide, environ une quinzaine de projets par an.
C’est la première remarque du CESER. Je cite « Le nombre restreint de projets soutenus et les sommes investies chaque année rendent irréaliste l’objectif « de permettre à chaque jeune de 15 à 29 ans, d’être impliqué dans un projet culturel » sachant que 550 000 jeunes sont potentiellement concernés en Bretagne. »
Le nombre restreint de projets concernés à des conséquences très concrètes. Comment seront-ils sélectionnés.
Il y aura nécessairement une bonne répartition géographique de ces projets. 15 projets, 4 départements : cela fait trois ou quatre projets par an et par département.
Et le CESER de poursuivre dans son avis :
« Le risque est que les jeunes les plus habitués à ce type de procédure et projet en soient les principaux bénéficiaires. » Je résume, ceux qui ont déjà des aides risquent d’en avoir plus et ce qui ne sont pas gymnastiques à ce sport national qu’est la demande de subvention risquent de ne rien voir du tout.
Le CESER poursuit « En règle général, l’appel à projet donne l’impression d’une vision des jeunes portée par ceux qui le sont moins. Il est ainsi douteux que les jeunes eux-mêmes produisent, ou même valident, l’évolution dans les comportements et les représentations des jeunes vis-à-vis des pratiques culturelles, telles qu’elles sont reformulées dans l’appel à projet. »
Nous voyons tous que le fondement de l’analyse des candidatures en remis en cause.
Quelle est cette procédure d’analyse ? Elle intervient au sein d’un Comité d’analyse dans lequel figurent des élus régionaux mais également une batterie d’experts désignés, de ceux qui demandent aux jeunes « de produire ou valident l’évolution dans les comportements et les représentations des jeunes vis-à-vis à des pratiques culturelles ». Je ne doute pas de leur compétence. Je doute de leurs postulats idéologiques sur ce que sont les jeunes.
Notre crainte porte sur la constitution et le rôle de ce comité d’analyse. On nous présente un comité d’analyse qui a valeur de comité consultatif. Un homme, une voix.
Les experts y seront de facto quasi majoritaires avec un regard sur les jeunes ,respectable mais contestable, mais pas forcément partagé par les jeunes eux-mêmes voire déconnectés des jeunes qu’ils ont intellectualisé. Procès d’intention allez vous me dire. Fruit de l’expérience vais-je vous répondre.
Notre volonté est qu’au sein de ce comité d’analyse figurent des experts avec voix consultative, et des élus qui votent, ce vote appelant un avis conforme de la commission permanente comme pour l’Eco-Faur ou pour les aides économiques.
Pourquoi une telle formule, pour garantir un débat franc et responsable sur les projets sans que les élus ne se cachent derrière des avis d’expert.
Vous l’avez compris, nous craignions
• Que cet appel à projet ne concerne que les habitués des subventions, ces habitués n’étant pas forcément des jeunes
• Que cet appel s’appuie avant tout sur les avis d’expert avant de s’appuyer sur les réalités de terrain
• Que cet appel ne satisfasse pas les exigences de transparence et de pluralisme.
Nous ne sommes pas hostiles à cet appel à projet bien que nous constatons une nouvelle fois que les objectifs énoncés avec des grandes formules aient réduit au lavage budgétaire.
Nous souhaitons en revanche que notre amendement soit pris en compte pour les raisons énoncées.
Dans cette affaire et sans prétention exclusive nous nous voulons les gardiens de la transparence et les veilleurs du pluralisme.
Si cet amendement n’était pas pris en compte, nous serions amenés à nous abstenir.
Conseil régional : intervention sur la Politique régionale de santé
Monsieur le Président,
Je voudrais vous parler du Plan Régional de Santé. Dans le Rapport d’Orientation Budgétaire que vous nous proposez, vous nous rappelez l’avis qu’il nous faudra donner sur ce plan.
Vous évoquez également « les principes et modalités de l’intervention de la Région dans le cadre d’une politique revisitée, mettant l’accent sur trois enjeux prioritaires : la santé des jeunes, l’équité territoriale et sociale, et l’approche environnementale. »
Tout comme dans le Plan Régional de Santé, il manque dans cette politique régionale revisitée un point important. C’est la santé au travail, et plus particulièrement la question de la lutte contre les TMS, qu’il nous faut prendre à bras le corps.
A l’initiative d’élus comme le Député Marc LE FUR, l’Etat s’y est engagé fortement de façon expérimentale dans les secteurs de Lamballe-Loudéac, Pontivy ou Ploërmel. Avec la CARSAT, L’Etat a engagé une importante action de sensibilisation des médecins libéraux. Xavier BERTRAND, Ministre du travail, de l’emploi et de la santé a décidé de consacrer un million d’euros à ce programme breton et notamment à la lutte contre les points noirs dans l’entreprise.
Il faudra que cette action pilote bretonne figure dans le Plan Régional de Santé.
Mais il faut également que la Région se saisisse explicitement de cette question. Elle le fait souvent déjà en accompagnant les entreprises qui modernise leur outil de production. Elle le fait en travaillant sur la formation.
Alors, pourquoi ne pas en faire un axe majeur de notre politique de santé ? Et pourquoi ne pas le dire et participer à cette campagne publique qui sort ses maladies et ses malades de l’ombre ? Pourquoi ne pas demander à l’Etat, malgré l’existence d’un Plan Régional de Santé au Travail, que l’axe des TMS soit également inscrit au Plan Régional de Santé ? Pourquoi ne pas mettre la santé au travail et la lutte contre les TMS au cœur de notre « politique régionale de santé revisitée » ?
La Fondation Terra Nova, qui est parfois votre machine à penser ou à dépenser, vous dit. « Il faut abandonner le monde ouvrier et nous porter vers les jeunes, les femmes, les « minorités », les diplômés… » C’est signé Olivier FERRAND, rien à voir avec notre Richard FERRAND, enfin j’espère.
Eh bien, Monsieur le Président, ensemble, prenons ces bobos parisiens à contre pied. Mettons les ouvriers au cœur de notre politique de santé et disons-le. Ces ouvrières et ouvriers qui, à 40 ans, ne peuvent plus exercer leur métier parce que leur poignet, leur coude ou leur épaule ne leur permettent plus.
L’Etat et la Région, main dans la main, pourrait mettre en œuvre un grand chantier dans ce domaine. L’enjeu est important, pour les travailleurs, pour leurs familles, pour les entreprises, pour la Bretagne.
Lors de sa réunion du 1er décembre, la commission permanente a voté une subvention de 16500 euros pour le passage à la technologie numérique du cinéma « Le Penthièvre ».
« Je me réjouis que la Région accompagne ainsi dans ce domaine l’action de l’Etat, via le Centre National du Cinéma (CNC), afin de permettre la numérisation des salles de cinéma » déclare Stéphane de SALLIER DUPIN, Conseiller régional et membre de la Commission permanente.
« La numérisation est un « plus » qualitatif pour le public, mais également un « plus » en terme d’organisation pour le cinéma lui-même » conclut-il.
Lors de sa réunion du 1er décembre, la Commission permanente du Conseil régional a voté une subvention globale de 20335 euros au bénéfice des projets pédagogiques du Lycée Henri Avril. « Ces projets sont financés dans le cadre du programme Karta de la Région. » explique le Conseiller régional lamballais Stéphane de SALLIER DUPIN. « Concrètement le programme Karta permet à la Région d’aider les équipes enseignantes et leurs élèves dans leurs projets pédagogiques qui concernent l’ouverture internationale, le développement durable, l’ouverture à l’art et à la culture, et enfin la sensibilisation aux questions de santé. Ce sont des voyages ou des programmes de sensibilisation et de découverte destinés aux lycéens qui sont ainsi en partie financés » conclut Stéphane de SALLIER DUPIN, membre de la Commission permanente de la Région Bretagne.
« C’est une nouvelle offre qui sera mise en place par la Région entre Saint-Brieuc, Lamballe et Dinan en soirée» déclarent les conseillers régionaux Sylvie GUIGNARD et Stéphane de SALLIER DUPIN à l’issue de la Commission permanente de la Région le 1er décembre. « Avec l’Association de Promotion de l’Axe Ferroviaire Bretagne Nord, nous étions partisans de la création d’un retour plus tardif de Saint-Brieuc à Dinan en soirée afin de mieux répondre aux besoins des usagers. La Région a adopté aujourd’hui en Commission permanente la création d’un deuxième aller-retour Dinan-Saint-Brieuc-Dinan en soirée, nous nous en réjouissons. » concluent Sylvie GUIGNARD et Stéphane de SALLIER DUPIN.
« Démocratie musulmane » : le critère de la liberté religieuse
Par Stéphane de SALLIER DUPIN, Conseiller régional de Bretagne
Paru dans “Valeurs actuelles” – 1er décembre 2011
Après « Ennahad » en Tunisie, la Charia en Libye, voici le Parti de la Justice et du Développement au Maroc en attendant les «frères musulmans » en Egypte, l’islamisme modéré, l’islamisme « light », la « démocratie musulumane »
La « démocratie musulmane » est le concept popularisé par Alexandre Adler dans son ouvrage « Rendez-vous avec l’Islam » publié en 2005. M. ADLER y évoquait l’AKP au pouvoir en Turquie, en espérant que ce mouvement soit un exemple pour l’ensemble du monde musulman.
Y sommes-nous ? C’est ce que les optimistes voudraient deviner en Tunisie, deuxième pays laïc de l’aire musulmane en Méditerranée après la Turquie, en constatant la majorité donnée à « Ennahda » le dimanche 23 octobre. C’est ainsi que certains qualifient le Parti de la Justice et du Développement qui a émergé cette semaine au Maroc. C’est enfin ce que d’autres dénoncent comme une escroquerie en voulant dresser des parallèles parfois hasardeux entre le Maghreb d’aujourd’hui et l’Iran de 1979.
Quels sont les critères objectifs à partir desquels il nous sera possible d’évaluer l’évolution des pays d’Islam vers une éventuelle « Démocratie musulmane » ?
Certes, les critères sociétaux serviront d’outils de mesures : l’égalité entre les hommes et les femmes, la question de la polygamie,… Ces critères sociétaux seront sans doute des marqueurs médiatiques du chemin vers une « Démocratie musulmane » ou vers un nouvel « Islam politique ». De nombreux observateurs les examineront avec une acuité méticuleuse. Il suffit de constater l’émotion légitime provoquée par l’agression sexuelle d’une journaliste de France 3, cette semaine sur la place Tahrir au Caire.
Mais il est un critère que nos élites se refusent à observer comme s’il était un critère du passé alors qu’il conditionne tout le reste : la question de la liberté religieuse. En quoi consiste cette liberté religieuse ? C’est la liberté de pratiquer, bien sûr, celle de construire ou de conserver des lieux de culte, celle de changer de religion, d’en adopter une ou de la rejeter, tout ce qui nous paraît naturel dans nos démocraties occidentales mais qui l’est manifestement moins dans les pays d’Islam. Peut-il en effet y avoir une démocratie sans liberté religieuse ? Peut-il y avoir une véritable neutralité laïque de l’Etat sans liberté religieuse ? Peut-il y avoir une véritable liberté individuelle, pour les hommes comme pour les femmes, sans liberté religieuse ? Peut-il y a avoir un droit à ne pas avoir de religion sans liberté religieuse ? « Ce droit de l’homme, qui est en réalité le premier des droits, parce que, historiquement, il a été affirmé en premier, et que, d’autre part, il a comme objet la dimension constitutive de l’homme, c’est à dire sa relation avec son Créateur, n’est-il pas trop souvent mis en discussion ou violé ? » rappelait le pape Benoit XVI lors de son discours au corps diplomatique le lundi 10 janvier 2011.
Pourquoi nos dirigeants occidentaux, et notamment français, ne sont-ils pas clairs sur ce thème ? Pourquoi ne disent-ils pas clairement que la liberté religieuse est pour nous, occientaux, un véritable marqueur de l’accès à la démocratie ? Pourquoi se refusent-ils à parler de réciprocité entre les pays où la liberté religieuse est garantie et ceux où elle ne l’est pas ? Pourquoi ne disent-ils pas, au regard de la pression turque sur les communautés chrétiennes, qu’il ne suffit pas d’avoir une Constitution laïque pour que la liberté religieuse soit garantie ? Pourquoi ne disent-ils pas que la destruction d’un lieu de culte contre l’avis de ses usagers n’est pas tolérable comme en Egypte ? Pourquoi n’affirment-ils pas qu’interdire les fonctions administratives ou électives sous prétexte de religion différente n’est pas digne d’une démocratie ? Pourquoi n’affirment pas que diffuser la Bible dans le Maghreb est ni un crime, ni un délit ?
Quand M. JUPPE demande le départ de M. ASSAD de Syrie, pourquoi n’affirme-t-il pas, par avance, les critères d’appréciation de l’Occident quand au chemin vers la démocratie, et en premier lieu la liberté religieuse ? Y-a-t-il là l’éternel complexe français qui consiste à rejeter son Histoire, celle de la France qui, sous la Monarchie, l’Empire ou la République a été la protectrice des Chrétiens d’Orient ? Pourquoi abandonner ce rôle éminent à la seule Russie orthodoxe qui, elle, en a le courage, comme l’analyse Antoine Sfeir, Directeur des cahiers de l’orient. Si M.M. ASSAD, père et fils, BEN ALI et MOUBARAK ne sont certainement pas des démocrates libéraux, ne garantissaient-ils pas, a minima, la liberté religieuse, notamment pour les chaldéens, les coptes, les syriaques, les greco-catholiques, les arméniens ? En Occident, les premières révolutions modernes ont affirmé en premier lieu la liberté religieuse. Est-ce un hasard ? Est-ce uniquement un modèle de la démocratie occidentale ou n’est-ce pas les bases d’une anthropologie universelle sur laquelle s’appuient nécessairement les valeurs démocratiques ?
Dans son message aux chrétiens d’Orient le 23 octobre 2010, Benoit XVI écrivait : « les chrétiens sont des citoyens originels et authentiques, loyaux à leurs patries et s’acquittant de tous leurs devoirs nationaux. Il est naturel qu’ils puissent jouir de tous les droits de la citoyenneté, de la liberté de conscience et de culte, de la liberté dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement et dans l’usage des moyens de communication. »
Dans le cas de la Turquie comme de la Tunisie, de la Libye comme de l’Egypte, aujourd’hui du Maroc et pourquoi pas demain de la Syrie, les dirigeants occidentaux gagneraient en clarté à affirmer qu’il n’y a pas de démocratie musulmane, chrétienne ou laïque, sans liberté religieuse. Ils n’en seraient que plus respectés par tous, croyants et non-croyants.
Réforme des intercommunalités : le paradoxe du trop d’Etat
Dans l’édition de Ouest-France en date du 7 novembre, M. CAURET, Maire de Lamballe, et M. KERDRAON, Sénateur-Maire de PLERIN, se félicitent du vote par le Sénat d’une proposition de loi contre le « pouvoir excessif de l’Etat » dans le dossier de la réforme des intercommunalités. « N’est-ce pas cocasse que de voir les partisans du « Plus d’Etat » dans la société se faire les chantres du « Moins d’Etat » dans le contrôle de l’action des collectivités ? » s’étonne le Conseiller régional lamballais Stéphane de SALLIER DUPIN. « N’est-ce pas les mêmes élus qui demandent plus d’Etat dans les dotations financières et qui demandent l’aide du même Etat lorsque les banques hésitent à financer les collectivités déjà plombées par des emprunts excessifs ? Le paradoxe est d’usage lors de ces périodes pré-électorales, encore faut-il qu’il ne soit pas trop grossier. » conclut Stéphane de SALLIER DUPIN.
Redevance incitative : Pourquoi est-ce que j’ai voté contre
Tout d’abord parce que le passage tous les quinze jours ne marche pas. Il complique la vie de gens et provoque des questions sanitaires réelles. Je demande depuis septembre qu’il soit aménagé. Je n’ai pas été entendu.
Depuis l’hiver dernier, j’insiste pour que le caractère incitatif soit clair. Or, les tarifs votés sont très compliqués. Pour être juste, un impôt doit être clair, simple et comparable. Ce ne sera pas le cas de cette redevance incitative.
Je demande également que le caractère incitatif soit significatif. Pour une levée tous les 15 jours, les tarifs ne sont pas incitatifs. Comment expliquer à un couple que la redevance incitative est un progrès en lui disant qu’il gagnera 0,68% de sa redevance alors qu’il perd un passage sur deux dans l’année ? Même si la redevance donne l’impression de baisser pour certains, le coût du service, le prix à la levée augmente, et augmente beaucoup.
Depuis le lancement de ce programme, je demande également que les familles soient préservées. C’est là de l’investissement pour demain. Or, je constate que les familles de trois enfants et plus sont abandonnées. Elles ont vécu une augmentation de 5% de leur redevance l’an dernier comme tout le monde et vivront une augmentation de plus 3% cette année avec un passage tous les quinze jours.
Cette redevance incitative est une augmentation d’impôt déguisée. Mais elle est aussi terriblement technocratique. Se rend-on compte qu’il faudra désormais déclarer ses fêtes de familles pour que les poubelles supplémentaires soient prises ? Notre vie quotidienne est suffisamment compliquée pour que la collectivité la complique encore plus.